« Quand on veut que les choses changent, il faut s’engager »

C’est à Chapelle-sur-Moudon, autour d’une tasse de café, que Nathalie Jaton et Yves-Alain Bigler nous ont donné rendez-vous. Depuis la cuisine de la responsable de la police des constructions, les deux collègues et amis se remémorent leur parcours en tant que conseillers municipaux, avant de quitter cette fonction à la fin de la législature, le 30 juin 2026.

Pourquoi partir ?
Nathalie Jaton: Je me suis lancée en 2011, pour la commune de Chapelle-sur-Moudon, puis j’ai enchaîné avec trois législatures pour Montanaire. Après quinze ans, même si c’est très enrichissant, j’estime qu’il est plutôt logique de m’en aller. Un renouvellement est nécessaire, il faut savoir faire place aux nouvelles idées.

Yves-Alain Bigler: Cela fait longtemps que je suis municipal. J’ai commencé en 1993 pour le village de Martherenges, puis pour Montanaire, depuis la fusion en 2013. J’ai l’impression d’avoir mené à bout les gros projets entrepris et aujourd’hui, il faut céder sa place aux plus jeunes.

En parlant de gros projets, quels sont vos principaux accomplissements pour la commune de Montanaire?
YAB: En premier lieu, on est presque obligé de mentionner la fusion des neuf villages, c’était un travail énorme pour que ça fonctionne. On peut aussi parler de l’extension du centre médical, qui a amené un dynamisme incroyable. Puis niveau scolaire, il y a eu le site de Bercher ainsi que l’agrandissement de l’école de Thierrens. Plein de choses passionnantes.

NJ: Oui, c’était de beaux projets. Il y a aussi l’auberge de Saint-Cierges, où on a vraiment été amené à repenser le bâtiment dans son ensemble, cela va au-delà de simples rénovations. C’est un travail très intéressant.

Vous avez tous les deux passé beaucoup de temps au sein de l’exécutif communal, qu’est-ce qui a changé au fil de toutes ces années?
YAB: Aujourd’hui, il semble qu’on vit dans une société plus juridique au sein de laquelle on doit faire extrêmement attention aux cadres législatifs, aux règles et aux normes en vigueur.
Quand j’ai commencé en 1993, c’était bien différent.

Ça peut faire peur à ceux qui hésiteraient à se lancer, qu’est-ce que vous aimeriez leur dire?
NJ: Qu’il faut oser! Moi quand j’ai commencé, je n’avais aucune expérience. Les premières séances, je ne comprenais rien. Mais il faut y aller et ça vient avec le temps, c’est normal de ne pas savoir lorsque l’on débute. Et aujourd’hui, l’Union des Communes Vaudoises propose des formations aux élus sur plein de thèmes différents, ce qui permet aussi d’apprendre plus rapidement, et dans de bonnes conditions.

YAB: C’est vrai, nous on ne disposait pas de ces outils-là. Au début, il faut s’habituer aux usages, au vocabulaire, mais ça vient! Je rejoins complètement Nathalie sur le fait que si on hésite, il faut tenter! C’est une magnifique expérience, rythmée par des rencontres incroyables.

Et quelles sont les qualités à avoir selon vous?
YAB: Il faut savoir être collégial. C’est absolument nécessaire d’accepter que tout le monde ne sera pas toujours du même avis que soi, il ne faut pas se braquer pour autant.

NJ: Oui, c’est très important. Comme partout, il est essentiel de savoir établir des compromis afin de toujours continuer d’avancer.

YAB: Et un autre point important, c’est de savoir tenir sa langue. Il arrive qu’on traite de sujets sensibles sur lesquels il est important de rester discret.

Finalement, qu’est-ce que vous aimeriez dire à celles et ceux qui hésitent encore?
YAB: Mon principe personnel c’est que quand on veut que les choses changent, il ne suffit pas de râler, il faut s’engager. Le fait que plusieurs places se libèrent, c’est une chance pour s’investir.

NJ: C’est vrai qu’avec un tel poste, on est amené à prendre des décisions pour sa commune, on peut faire avancer les choses et c’est une opportunité incroyable.

Margaux Krieg

N.B. : Nous avons appris en cours de rédaction la démission de Pascal Arbenz. Trois postes sont donc à repourvoir au sein de l’exécutif de Montanaire, pour la prochaine législature.

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