Montanaire

Chanéaz Chapelle Correvon Denezy Martherenges Neyruz Peyres-Possens St-Cierges Thierrens

Montanaire

Montanaire est une commune suisse du canton de Vaud située dans le district du Gros-de-Vaud. Elle est créée le 1er janvier 2013 après la fusion de neuf communes.

La localité de Thierrens abrite le siège administratif de la commune.

Lors des référendums du 29 janvier 2012, les communes de Chanéaz, Chapelle-sur-Moudon, Correvon, Denezy, Martherenges, Neyruz-sur-Moudon, Peyres-Possens, Saint-Cierges et Thierrens ont validé leur fusion pour former une nouvelle commune qui a vu le jour le 1er janvier 20133. Son nom est celui d’un lieu-dit situé entre Saint-Cierges et Thierrens, qui signifie petite montagne ou colline.

Wikipédia

Chanéaz

En 1974, la commune a acheté une poudrière de l’armée construite le long de la route des pay¬sans. Démontée pièce par pièce et remontée bénévolement par les municipaux, en bordure du bois de l’Essert des Tailles, elle fait actuel-lement service de refuge.

Pour les nostalgiques, sur l’écusson de notre jeune commune ont été ajouté 4 glands qui, avec les 5 d’origine représentent les 9 villages qui la constituent.

Sobriquet : Les Verrats

Superficie (hectares): 139

Taux d’imposition : 82

Altitude : 755 m

Habitants (01.05.2021) : 108

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Chanéaz, raconté par Pierre-Alain Cornu

En 1184, il est déjà fait mention d’un certain Pe¬trus de Chaneya. Au Moyen Age, la seigneurie de Chanéaz était réunie à celle de Donneloye. Dès 1604, elle appartient à la famille Peterman d’Erlach puis aux familles Vallier et de Roll et enfin, de 1652 à 1798, à la famille de Loys. Sous le régime bernois, Chanéaz fit partie du baillage d’Yverdon.
Chanéaz dont le nom est tiré de chênaie, forêt de chênes, d’où le sobriquet de ses habitants, « Les Verrats » qui se nourrissaient de ses fruits. Ses armes d’or au chêne arraché au naturel orné de cinq glands témoignent de son passé.

Actuellement, son petit territoire de 139 ha se situe sur deux cantons, Vaud et Fribourg. Des 13 exploitants agricoles de 1950, il n’en reste que quatre au¬jourd’hui et le bétail laitier a disparu. Sa po¬pulation de 149 âmes en 1850, 132 en 1900, 61 en 1970 est remontée à environ 110 à ce jour. Le plan d’aménagement très restrictif ne per¬met pas de nouvelles constructions, mais de nombreuses fermes ont été transformées en habitations. Chanéaz dépend du bureau de poste de Thierrens où les habitants trouvent leurs besoins quotidiens dans ce village tout proche.

Dès le 1er janvier 2013, sur sollicitation de 83% de ses électeurs, Chanéaz a quitté le dis¬trict du Nord vaudois pour se rallier à celui du Gros de Vaud suite à sa fusion avec la nouvelle commune de Montanaire. Consolation pour les nostalgiques, sur l’écusson de notre jeune commune ont été ajouté 4 glands qui, avec les 5 d’origine représentent les 9 villages qui la constituent.

Chapelle-sur Moudon

Au centre du village se trouve l’église datant du XIII ème siècle, construite sur les vestiges de la chapelle du Xème siècle. Son choeur est «classé», le magnifique vitrail datant de la fin du XV ème en son fond est un des seuls du canton qui n’ait pas été détruit à la Réforme.

Le vieux Four à Pain, situé à la rue du Château et datant de 1795 vient d’être rénové. Il est régulièrement utilisé pour des «cuites» et des animations saisonnières.

Sobriquet : Les Rôtafayes (rôtisseurs de moutons)

Superficie (hectares): 463

Taux d’imposition : 81

Altitude : 759 m

Habitants (01.05.2021) : 551

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Chapelle, raconté par Daniel Besson

Pour notre petite bourgade blottie au coeur du Plateau du Jorat, la vie ne fut pas toujours facile. L’histoire de Chapelle commence au X ème siècle, avec la construction d’une chapelle par un notable du nom de Waldo (origine burgonde: homme des bois). D’où le nom de «Capela», qui évolua en «Capela Waldana» pour finir au nom francisé de «Chapelle Vaudanne». Le qualificatif «Vaudanne» est tombé par la suite en désuétude. La Municipalité, il y a quelques années, souhaitait réintroduire ce nom, elle y renonça après avoir pris connaissance des tracasseries administratives et de l’important coût d’un tel changement. Au cours des premiers siècles, notre village passa sous le règne des «Seigneurs et chevaliers de Chapelle», puis sous celui du comte de Savoie; ensuite pendant 3 siècles, il appartint à la famille de Praroman et cela jusqu’à la fin du XVIII ème siècle.

Le «Casino» qui date de 1777. A l’origine, le premier étage servait de salle de rencontre et de jeux, quelques soirs par semaine, jusqu’en 1930. S’y trouvait également un petit local avec couche de paille pour le trimardeur de passage. Ce dernier avait également droit à une soupe au café voisin, offerte par la commune, et ceci pour une seule nuit. Cette pratique disparut après la dernière guerre. Le rez-de-chaussée servait de four banal et a été utilisé jusqu’en 1956. Actuellement cette pièce est le local de découpe d’ un boucher. Le Château, après avoir servi de pensionnat de jeunes filles au début du XX ème siècle, est actuellement une propriété privée.

Au cours des deux derniers siècles, la vie s’est beaucoup améliorée pour les Rôtafayes. La population a fluctué: de 368 habitants en 1850 à son pic le plus bas, 240 habitants en 1980, pour atteindre 550 habitants actuellement.

Correvon

Construit sur un promontoire en molasse, Correvon jouit d’une vue superbe : au levant, les Préalpes forment une toile de fond, au couchant s’étend le plateau du Gros-de-Vaud jusqu’à la chaîne du Jura.

Sobriquet : Le roudlon (rouleau de foin)

Superficie (hectares): 463

Taux d’imposition : 72

Altitude : 752 m

Habitants (01.05.2021) : 117

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Correvon, raconté par Rémy Devallonné

L’origine étymologique de Correvon remonte au bas Moyen Age. Il est signalé « Correvont » en 1166 et 1228, « Corevunt » en 1182 et « Corevont » en 1453. De là vient le lieu-dit « Correvondet » formé du nom appellatif « cour » et d’un nom personnel. En 1249 on voit Vuillerme de Bioley et son fils s’engager à bailler la terre de Correvon à l’abbaye du Hau-Crêt jusqu’au jour où ils auraient payé au couvent la somme de 25 livres qu’ils lui devaient. Ils se réservaient cependant le ban de guerre pour la défense du village.

Le village de Correvon fit primitivement partie de la grande seigneurie de St-Marin, puis, lors du premier démembrement de celle-ci, de la seigneurie de Bioley-Magnoux. A l’époque bernoise, la seigneurie avait sa cour de justice particulière et devait un cavalier d’honneur.

Le village est à l’écart de l’axe routier Moudon-Yverdon et à proximité immédiate de Thierrens. La structure du village est très homogène et il est à souhaiter qu’il en soit toujours ainsi. Les fermes et leur caves creusées dans la molasse, sont typiquement vaudoises et méritent d’être conservées et restaurées. Sur l’un d’elles, on peut même lire la date de construction : 1777

Correvon a une superficie de 463 hectares. Actuellement 4 exploitations agricoles partagées entre les grandes cultures et l’élevage du bétail profitent du remaniement parcellaire depuis 1957. Correvon est dépourvu de pinte, sans magasin, sans laiterie, sans classe depuis 1945, sans bureau de poste depuis 1974. Mais que reste-t-il ? Une église Ste-Marguerite de Correvon, où l’on a trouvé les fondements d’une abside romane, un four banal dont l’origine se situe à la fin du Moyen Age et remis en service en 1980.

Denezy

Des citoyens, dans un sursaut régénérant, ont créé une société d’animation, Lè Benozî (le bon oiseau, la buse qui se nourrit de campagnols / petit nom des gens du village) qui s’occupe désormais d’organiser la Fête nationale et la Fête de l’Etang, et de recommander les apéros du vendredi dans le préau. Par petits groupes ciblés, les habitants peuvent aussi bénéficier de rencontres dont la durée s’étale du petit « Coucou, comment ça- va-bien-et-toi » à la soirée festive.

Sobriquet : Les ludzons (sabot à enrayer les chars),

Superficie (hectares): 224

Taux d’imposition : 72

Altitude : 744 m

Habitants (01.05.2021) : 197

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Denezy, raconté par Francine Giroud

Le village de Denezy a vu disparaître quelques institutions. Cités dans le désordre et selon une liste non-exhaustive, ces lieux disparus représentaient des noyaux de rencontres non-négligeables : le four banal qui a laissé son nom à une rue, le moulin, la scierie, le pressoir et le battoir, et même un chœur d’hommes. L’épicerie a fermé sa porte et le stand de tir, ses volets. La patinoire naturelle a vécu. Le fromager s’en est allé, la laiterie a donc été vendue. La poste et la pinte-cabaret ont mis la clé sous le paillasson. Les séances exécutives et législatives sont terminées depuis la naissance de Montanaire. 

Et, après 114 ans de service, le collège a fermé sa classe. Triste énumération ? – Même pas mal… Parce que des endroits pour batoiller, ça existe encore à Denezy ! Le stand de tir restauré est venu s’ajouter aux nombreux refuges de Montanaire, et grâce à la place de jeux, le préau résonnera encore de cris d’enfants. Il est aussi possible de fraterniser à la Petite Boulangerie de Maja chaque samedi matin, et chaque jour sur la place du collège entre parents qui accompagnent les élèves au bus scolaire. 

Autres entrevues possibles : les visites organisées des jardins de Denezy et alentour avec entrée et collation gratuites, l’Atelier de Noël, au collège 10 jours durant, haut lieu de la décoration inventive et le repas de la St-Martin, promu par une Jurassienne expatriée…  On pourra aussi fréquenter son voisinage en pedzant un brin à la déchetterie, en se régalant au Bouilloni (restaurant improvisé chez Pierrot). 

Pour clore la liste de ces modestes rendez- vous, ajoutons que deux brasseurs autochtones arrosent les leurs de bière élevée par leur soin, brassée avec du houblon du village ; breuvage réservé à leur seul quartier. Santé !

Martherenges

En 1935, à l’occasion de la votation sur la loi fé­dérale du 28.08.1934 concernant l’organisation militaire, Martherenges fut la seule commune, avec une autre du canton d’Uri, a voté à l’unani­mité en faveur dudit texte, soit sur 25 électeurs, 23 votants, 23 oui. Cette particularité lui valut la visite du colonel commandant de corps Henri Guisan venant au nom de l’armée remercier ses citoyens pour leur attachement à cette armée garante de notre liberté.

Sobriquet : lé Rondze-frindze (Les Ronge-franges)

Superficie (hectares): 83

Habitants (31.12.2010) : 74

Taux d’imposition : 73

Altitude : 767 m

Habitants (01.05.2021) : 91

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Martherenges, raconté par Daniel Besson

Le nom de Mar­therenges apparaît pour la première fois dans les archives en 1412. Au XIVe siècle, il existait au village un domaine appartenant à Pierre Girard, bourgeois de Moudon qui possédait aussi des terres à Chapelle Vaudanne. Dès lors, Marthe­renges suivit le destin de cette seigneurie. En 1526, le village comptait cinq maisons et trois propriétaires qui devaient à l’époque assumer les corvées et les usages à savoir, par exemple, les labours et la fourniture d’avoine.

En 1925, la commune décida d’adopter des ar­moiries. Faute d’événements historiques sail­lants dans le passé de la localité, elle écartela simplement les émaux du chef-lieu qu’était Moudon et fit brocher la lettre initiale du village. Les habitants sont appelés les Martherengeois et ont pour sobriquet « lé Rondze-frindze » (Les Ronge-franges).

Selon l’office fédéral de la statistique, Martherenges comptait 94 habitants en 1850 et a connu son pic démographique en 1910 avec 102 habitants pour ensuite osciller entre 85 et 53 âmes au plus bas en 1980.

Notre village de vocation essentiellement paysanne a certes connu comme malheureu­sement la plupart des zones rurales une di­minution des exploitations agricoles, mais en compte encore 4 aujourd’hui dont 3 produc­teurs laitiers. Le reste de la population active se déplace sur leurs lieux de travail que ce soit dans les services, la formation ou l’enseigne­ment. L’activité accessoire du maréchal-ferrant anime la rue du village avec le bruit du mar­teau sur l’enclume et l’odeur de la corne brû­lée.

Parmi ses habitants, Martherenges depuis 1798 a fourni au canton des juges de paix, de district, trois députés au Grand conseil, des officiers dont un colonel et un conseiller national qui fut aussi député et préfet en la personne d’Ulysse Crisinel.

Neyruz-sur-Moudon

On pense que la région était habitée avant le 12ème siècle avant J.C., en découvrant en 1895 des haches de bronze sous un bloc erratique datant de 1200 ans avant J.C.

Sobriquet : les écureuils

Superficie (hectares): 352

Taux d’imposition : 81

Altitude : 692 m

Habitants (01.05.2021) : 158

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Neyruz, raconté par Gilbert Freymond et Daniel Dutoit

Cette localité, citée dès 1147, est connue sous le nom de Noeruls ou Nuruls, nom dérivé du latin qui signifie noiseraie, pays des noyers, d’où le nom de ses habitants « lé z’Etiâru », les écureuils. Les premiers habitants s’installent au Rabudet en Lussy, lieu où l’on trouve des sources d’eau. Les premières familles connues sont les familles Dutoit, Martin et Lagnaz. 

La population du village a passablement évolué au cours des ans : 251 en 1850, 188 en 1880, 262 en 1910, 113 en 1970. Elle compte 143 âmes à fin 2014. Le collège de 1795 est démoli en 1984. Un nouveau bâtiment est inauguré en 1958. Actuellement les deux classes sont fermées. L’église, construite en 1765, restaurée en 1951, remplace une chapelle dédiée à St Antoine. 

Dans la première moitié du 20ème siècle, Neyruz compte plusieurs artisans : Alfred Bulloz charpentier, Beat Bécherraz cordonnier, Charles Lagnaz charron et Samuel Martin maréchal forgeron. Des épiceries sont au service de la population : Hortense Germond-Martin et sa soeur Eugénie Freymond-Martin tiennent boutique de 1891 à 1930, reprise par Eveline Jaton jusqu’en 1962. Bertha Dutoit tient un commerce de 1906 à 1911, Alfred Bulloz lui succède jusqu’en 1915. Cette épicerie est desservie par Marie et Emile Baudin de 1919 à 1971. Deux bouchers : Duvoisin de Moudon et Genier de Thierrens, ainsi que deux boulangers : Rastoldo de St Cierges et Chevalley de Thierrens se déplacent à Neyruz et proposent leurs produits. En 1870, on note la présence de trois bistrots, le « Cercle Démocratique », le « Guillaume Tell » et la « Croix Fédérale ». La société de jeunesse BuViNey englobe les jeunes du village avec ceux de Villars-le-Comte et Bussy. Un groupe théâtral essaie de produire un spectacle tous les deux ans.

Peyres-Possens

En 1935, à l’occasion de la votation sur la loi fé­dérale du 28.08.1934 concernant l’organisation militaire, Martherenges fut la seule commune, avec une autre du canton d’Uri, a voté à l’unani­mité en faveur dudit texte, soit sur 25 électeurs, 23 votants, 23 oui. Cette particularité lui valut la visite du colonel commandant de corps Henri Guisan venant au nom de l’armée remercier ses citoyens pour leur attachement à cette armée garante de notre liberté.

Sobriquet : « les traînes-pattes et les guenilles » 

Superficie (hectares): 191

Taux d’imposition : 74

Altitude : 703 m

Habitants (01.05.2021) : 128

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Peyres-Possens, raconté par Rolf Schweizer

Le territoire de l’ancienne commune s’étale sur un peu moins de 200 ha face au Jura en­trecoupé de puissantes dérupes et de jolis re­plats. Le point culminant lui, est à « La Mon­tagne », du côté de Montaubion à 793 mètres avec une vue splendide sur les antennes de Sottens, les Préalpes et le Moléson. La Men­thue court sur son côté Sud Sud-Ouest et nous quitte au point le plus bas, à 597 mètres, pour aller chatouiller Boulens et Bercher.

De la population essentiellement agricole des années septante, il ne reste plus que trois agriculteurs. La « Briqueterie » jadis grande pourvoyeuse de place de travail n’emploie plus qu’une petite dizaine de personnes. Des deux Cafés, l’un est parti en fumée et l’autre a fermé définitivement. Deux artisans com­plètent le tableau et le reste de la population part travailler à Echallens, à Lausanne et ail­leurs.

Comme tous ses voisins, Peyres-Possens a passé par de profondes mutations en moins de deux générations. La dernière, la fusion avec Montanaire, en est sûrement la plus im­portante. Mais après un peu plus d’un an de vie dans cette nouvelle entité aucun de ses habitants n’a perdu son identité, chacun reste soit de « Peyres » soit de « Possens ».

St-Cierges

Le Château du Molard a été identifié comme celui d’un sanctuaire antique dédié aux sources, au vu des nombreux objets découverts lors de fouilles archéologiques, tels des monnaies, tuiles, poteries et fragments de verre.

Sobriquet : les Croqué-Landines ou Lindines

Superficie (hectares): 644

Taux d’imposition : 81

Altitude : 758 m

Habitants (01.05.2021) : 539

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St-Cierges, raconté par Monique Freymond

Situé sur l’axe Lausanne-Estavayer-le-Lac, Saint-Cierges qui tire son nom de Saint-Cyriacus, patriarche de Constantinople, est un typique village du Jorat, avec quelques anciennes maisons encore préservées, des terres agricoles soignées et de vastes forêts dont 142 ha appartenaient à la commune ; donc elles ont été remises à Montanaire. 

Le village de Saint-Cierges a vu sa population fortement fluctuer en plusieurs décennies. Atteignant presque le chiffre de 500 habitants vers 1880, celui-ci est redescendu proche de la moitié dans les années 40 pour remonter par la suite. L’évolution de la société s’y fait sentir comme partout ailleurs,le nombre d’agriculteurs a diminué, mais la laiterie- fromagerie reçoit un apport important grâce aux 2 villages voisins de Boulens Chapelle et le hameau de Corrençon a porté haut son renom en produisant un excellent gruyère et aussi le Brigand, un fromage récemment créé et fort apprécié.

L’Auberge communale du Cheval-Blanc et le café-restaurant du Cerf soutiennent leur réputation de même que l’épicerie-dépôt de pain et de boissons « chez Olivia ». L’église actuelle qui date de 1877 a subi plusieurs rénovations et s’est enrichie d’un orgue en 1971 ; la cure est habitée par la pasteure en charge. Au niveau scolaire, 2 collèges dont un récent abritent 7 classes. 

La société de gymnastique est renommée loin à la ronde pour ses excellents résultats. Elle a à sa disposition une grande salle et un terrain de sport bien équipés. Citadins venus vivre en campagne pour échapper à l’atmosphère trépidante des villes et villageois de vieille souche vivent en agréable cohabitation dans cet endroit paisible et apprécient le dégagement sur le Jura et le Plateau où les saisons font défiler des couleurs chatoyantes.

Thierrens

Le village de Thierrens est mentionné depuis l’an 1000 sous le nom de Teoderinco, un toponyme soit préceltique, soit burgonde.

Envahi, comme l’ensemble du pays de Vaud, par les troupes bernoises, le village est connu par l’affaire de Thierrens, qui servira de prétexte à l’entrée des troupes françaises en Suisse le 28 janvier 1798. C’est en effet à Thierrens que deux hussards français, qui accompagnaient l’aide de camp du général Ménard, furent tués par les gardes locaux le 25 janvier de la même année.

Sobriquet : Thierranais

Superficie (hectares): 872

Taux d’imposition : 77qs

Altitude : 768 m

Habitants (01.05.2021) : 888

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Thierrens, raconté par François Cuany

La localité de Thierrens qui est le siège administratif de la commune de Montanaire se trouve dans le district du Gros-de-Vaud. Le nombre d’habitants au 31.12.2017 est de 818 habitants. Pour mémoire le village de Thierrens comptait 720 personnes en 1850, puis de 654 dix ans plus tard et 685 20 ans après. Le nombre d’habitants baisse progressivement à 375 habitants en 1970, puis remonte progressivement.

Situé au carrefour de deux routes rejoignant Moudon à Yverdon-les-Bains d’une part et Echallens à Payerne d’autre part. L’église locale, dédiée à Saint-Martin et sous laquelle des sépultures du haut Moyen Age ont été découvertes, est le centre d’une paroisse depuis 1928, lorsque le village passe des mains de la famille de Gruyère au chapitre de Lausanne, elle sera reconstruite au XVI siècle. Le temple et la cure de Thierrens sont inscrits comme biens culturels d’importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009.

Thierrens a de la chance d’avoir des sociétés  locales très actives (Badminton, Chœur Mixte, Société de Jeunesse, Football club). Ce village est connu loin à la ronde par ses Revues annuelles organisées par le Football Club Thierrens. Thierrens est devenu un centre local reconnu dans le plan directeur d’aménagement du territoire du Canton de Vaud. Avec ses deux restaurants, un centre médical (médecins, dentiste, physiothérapeute), trois  garages, un centre commercial de proximité et plusieurs artisans, on peut dire que le village est bien desservi en commodités. Thierrens possède aussi un collège primaire regroupant plus de 200 enfants qui viennent de la région et possède une caserne ou est stationné un détachement de premier secours (DPS) en matière de défense incendie.